Description du Gu Lang Do

 

Gu = Solitaire / Lang = Loup / Do = Voie

Créé par Rémi Labrèche, au Canada, en 1997, le concept Gu Lang Do qui se traduit par « la voie du loup solitaire » est une voie pédagogique basée sur une codification scientifique de plusieurs des meilleures techniques, principes et stratégies logiques et réalistes provenant de plusieurs arts martiaux et sports de combat. Cette voie est aussi une philosophie de vie aidant la préservation de la santé physique et de la santé mentale tout en élargissant le champ de connaissance de soi.

Ainsi, afin d'atteindre un tel objectif de préservation et d'évolution, il devient essentiel de voir à étudier plusieurs facettes de la science du corps et de l'esprit humain et ce, tout en adoptant de bonnes habitudes en matière de santé physique et santé mentale. Il faut aussi voir à la protection de son corps et celui de ses proches en faisant l'étude d'un système d'autodéfense efficace contre tous les types d'agresseurs. Sur ce, le Gu Lang Do est ainsi constitué de l'étude et de la pratique d'un ensemble de techniques pouvant aider la personne à faire face aux agresseurs qui utilisent le combat rapproché à main nue comme à main armée, ainsi que pour les autres qui utilisent les attraits sportifs comme le Kickboxing, le Grappling et le Combat libre. Le Gu Lang Do est donc un système de formation très complet côté techniques, mais il enseigne aussi, théoriquement, plusieurs facettes de la science du corps et de l'esprit humain, incluant ; la physiologie, les principes de l'énergie et de la nutrition, la prévention dans l'activité physique, la relation d'aide, l'attitude en société ainsi que plusieurs autres sujets.

Question d'attitude, pour en comprendre le sens il est important de récupérer une bonne partie ou une bonne base de ce dont nos ancètres ont désiré nous laisser en héritage. Sur ce, par le code d'honneur chinois historiquement appelé « Vertus des guerriers faisant la guerre » qui, par la suite, fût adopté par les japonais lui donnant le nom de Kyuba No Michi « La voie du cheval et de l'arc », pour enfin devenir le Bushido « La voie du guerrier » synthèse élaborée par le grand Samouraï et philosophe, Miyamoto Musashi, la personne pratiquante du Gu Lang Do apprend à cultiver les vertus enseignées par les anciens grands guerriers ; Honneur, Courage, Droiture, Respect, Sincérité, Compassion et Dévotion. Ces vertus d'évolution qui, pour plusieurs, sont méconnues, ignorées ou sous estimées, ont principalement pour but d'atteindre un meilleur niveau de maîtrise de soi et de comportement social exemplaire, préservant ainsi une paix intérieure et une meilleure qualité de vie.

Ce concept pédagogique n'a pas comme prétention de se faire valoir comme apportant une nouvelle méthode révolutionnaire. Malgré sa longue liste philosophique de l'attitude qui fut créée pour mieux pratiquer le Bushido, également, malgré son approche scientifique d'assimilation faisant de la base défensive un « réflexe » simple et logique, le Gu Lang Do ne fait pas exception aux autres concepts d'autodéfense, mais en réunis plusieurs des meilleurs éléments. Historiquement, de partout dans le monde, des techniques d'autodéfense ont été développées par divers maîtres pour former une prévention efficace face à d'éventuels agresseurs. Par la suite, certaines personnes pratiquantes se voyaient insécurisées face aux connaissances identiques qu'avaient leurs agresseurs. Alors, à leur tour, elles décidèrent de créer d'autres techniques pour faciliter et améliorer la prévention. Par exemple, le Ju-Jitsu japonais qui, jadis, avait été transmit à différents maîtres, eu sa transformation selon leurs différentes visions, créant principalement ; le Judo, l'Aïkido ainsi que le Jiu-Jitsu brésilien. Par la suite, ces concepts ont été codifiés à d'autres arts martiaux et sports de combat de partout dans le monde toujours selon la vision des personnes pratiquantes. Que ce soit le Kung Fu, le Karaté, le Hapkido, le Tae Kwon Do ou des types de Boxe comme la Boxe anglaise, la Boxe française, la Boxe thaïlandaise ou encore, de différentes formes de Lutte, chaque maître voulant partager sa propre vision conceptualise ainsi ce qui permettra de créer une sécurité et une prévention efficace.

Au milieu du 20e siècle, la venue d'une société mondialement plus accessible créa une possibilité d'échanges plus diversifiés. Les arts martiaux ont aussi été le sujet de ces échanges, amenant ainsi une vague de concepts modernisés, axés sur l'efficacité au combat comme c'est le cas pour le Sambo, le Jeet Kune Do, le Krav Maga, le Yoseikan Budo ainsi que beaucoup d'autres incluant le Gu Lang Do.

Le Gu Lang Do qui fût reconnu officiellement dans le monde des arts martiaux et des sports de combat lors de la célébration de ses dix ans d'existence, se définit ainsi comme la vision et l'interprétation personnelle des arts martiaux et des sports de combat mixtes par son fondateur. Ce dernier, ayant vécu une enfance « empoisonnée » de violence venant de la part de jeunes agresseurs, en 1985, débutait son expérimentation par la Boxe anglaise, suivit du Tae Kwon Do coréen, du Karaté japonais, du Kickboxing américain ainsi que plusieurs autres études en arts martiaux et en sports de combat. Suite à la prise de conscience que la popularité montante d'un sport de combat plein contact debout comme au sol appelé « Combat libre » créait, pour ainsi dire, une vague d'insécurité psychologique chez les adeptes d'arts martiaux traditionnels, avant l'arrivée du nouveau millénaire, celui que l'on surnomme « le loup solitaire », créa alors son concept de façon scientifique à partir de plusieurs des meilleures techniques, principes et stratégies logiques et réalistes provenant de plusieurs arts martiaux et sports de combat. Par la suite, Rémi Labrèche fit évoluer son Gu Lang Do en étudiant la science du conditionnement physique et celle de la psychologie de même qu'en s'initiant au Jiu-Jitsu brésilien et au Ju-Jitsu japonais ainsi qu'au Muay Thai thaïlandais et, bien entendu, au Combat libre. Alors, comme ce fût le cas pour l'évolution des concepts modernisés, à son tour, le loup solitaire codifia le tout sans discrimination tout en adoptant et respectant certains principes pédagogiques traditionnels. Parmi ces derniers, il y a le système de ceintures, la pratique de certains saluts et rituels traditionnels et le code du Bushido adapté au monde moderne. Cet ensemble pédagogique amène ainsi une préservation des bonnes manières étant un langage qui démontre que l'on a du respect pour soi et pour son prochain. Ainsi, c'est en ayant comme principal objectif d'utiliser tout ce qui permettra d'évoluer adéquatement que le Gu Lang Do prit sa place dans ce vaste inventaire de concepts venant de partout dans le monde. La mission de Rémi Labrèche est donc principalement dans le but d'offrir à ses membres un mode de vie plus sain et sécuritaire, apportant ainsi une meilleure résistance au stress et à la maladie.

En ce qui a trait aux arts martiaux traditionnels, nous pouvons constater que l'évolution de la société et des sports de combat amène logiquement un besoin d'ajustement ou de modification qui, malheureusement, entre souvent en conflit d'avec la philosophie de base des anciens fondateurs. A cause de cela, la voie du fondateur est tellement modifiée ou transformée de façon sportive, que l'on n'y retrouve plus vraiment la forme ou le but anciennement voulu. Nous savons que les traditions, pour se nommer ainsi, doivent alors être respectées dans l'authenticité la plus complète. À moins de besoins essentiels d'ajustements face à la sécurité préventive des risques de blessures au niveau physique lors des exercices, les arts martiaux traditionnels doivent alors, et avant tout, respecter la voie que leurs fondateurs leur ont donné. Malgré la mort physique du grand maître fondateur (si il y a lieu), les héritiers, pratiquants et diffuseurs, doivent grandement respecter ce qui a été créé afin de continuer la voie jadis partagée par son sage créateur. Si quiconque veux modifier cette voie, il doit alors faire en sorte de se démarquer autrement que du nom déterminant la voie que le fondateur avait choisit pour démontrer sa vision. C'est pour cette raison qu'il existe des milliers de voies dans les principales catégories suivantes ; Kung-Fu, Kempo, Ju-Jitsu, Karate, Hapkido et autres incluant les styles hybrides modernes.

Le Gu Lang Do respecte tous les arts martiaux et les sports de combat car, sans leur présence, il n'en serait rien de la technique d'autodéfense de ce concept. Le Gu Lang Do est avant tout une philosophie évolutive ajustée à l'évolution de la société et qui peut être pratiquée et jumelée en respect des anciens grands maîtres fondateurs. Autrement dit, les écoles d'arts martiaux traditionnels peuvent intégrer une division de Gu Lang Do afin de pouvoir évoluer et, en même temps, respecter la voie traditionnelle qu'elles ont choisit. Il va de même pour les clubs de sports de combat.

L'enseignement dans les classes de Gu Lang Do se diffuse en trois divisions ; Division Kickboxing, Division Grappling et Division Self-défense. Chaque division est pédagogiquement accompagnée d'un manuel de formation théorique et d'un système de grades couronné de certifications, donnant ainsi la possibilité d'atteindre la ceinture noire. Certaines classes offrent aussi une combinaison de deux ou trois divisions dans l'ordre d'enseignement suivant : 1ère partie en Kickboxing, 2e partie en Grappling et 3e partie en Self-défense.

Active depuis l'année 1999, la division Self-défense enseigne un ensemble de plusieurs des meilleures techniques simples et réalistes utilisables pour se défendre venant en partie du Ju-Jitsu Japonais, mais aussi de concepts d'arts martiaux et de sports de combat tels que le Krav Maga, le Jeet Kune Do et autres. Le désarmement et la gestion psychologique par simulations ainsi qu'une bonne mise en forme font aussi partie de cette division.

Active depuis l'année 2000, la division Kickboxing enseigne une méthode de combat sportif très complet au niveau du conditionnement physique et qui utilise plusieurs des meilleures techniques et stratégies de la Boxe anglaise, du Karate, du Tae Kwon Do, de la Savate et du Muay Thai. Ainsi, en combat debout, cette division met surtout l'accent sur les combinaisons de coups de poing, de coups de pied, de coups de coude et de coups de genou.

Active depuis l'année 2002, la division Grappling étant aussi très complète au niveau du conditionnement physique, enseigne une méthode de combat sportif qui se travaille en grande partie au sol. Cette dernière est scientifiquement basée sur un ensemble de plusieurs des meilleures techniques et stratégies du Judo, du Jiu-Jitsu, de la Lutte et du Combat libre au sol. Cette division met donc l'accent sur les clés articulaires, les étranglements ainsi que les mises au sol (projections et takedowns) et la frappe au sol.

Ainsi, plus la personne participe et évolue dans plusieurs divisions et plus elle devient complète dans le Gu Lang Do. D'ailleurs, Rémi Labrèche crois grandement que pour évoluer adéquatement dans le domaine des arts martiaux et des sports de combat, il faut alors être en mesure de détenir une connaissance et une pratique générale de plusieurs techniques, principes et stratégies de combat ainsi que ce qui entoure la science du corps et de l'esprit humain. Sur ce, en plus des trois divisions plus haut mentionnées, il a aussi créé une formation professionnelle spécifiquement pour les futurs enseignants et futures enseignantes désirants obtenir d'importantes connaissances dans le domaine en question pour ainsi, être certifiées au titre d'intervenant (e) à la préparation physique en sports de combat. Afin que la diffusion de cette formation soit possible à l'échelle Internationale, elle est aussi offerte par correspondances sur Internet en incluant la technologie d'échanges de vidéos pour des fins de correction et d'évaluation. Cela est d'ailleurs un atout important pour les personnes qui pratiquent des sports de combat ne comportant pas de grade ou certification. Une fois de plus, la science et l'enseignement offert par Rémi Labrèche demeure une importante référence dans le domaine.

Afin d'être complet et ainsi respecter les grandes vertus à caractère humanitaire à l'échelle Internationnale, le Gu Lang Do est aussi une histoire d'entraide. Sur ce, ayant fait des études professionnelles dans le domaine de la psychologie sociale, Rémi Labrèche comprend bien l'impact positif qu'ont les arts martiaux et les sports de combat correctement enseignés dans la société. Afin d'aider la sauvegarde, la pratique et la diffusion d'information en la matière, ce dernier à créé une académie virtuelle de recherches et formations en arts martiaux et en sports de combat appelée « Dojo 911 ». Par son site Internet, il diffuse d'intéressantes informations informant les intéressés sur le sujet.

De plus, dans certains pays ou villages défavorisés, la pratique des arts martiaux et des sports de combat est malheureusement limitée ou non sécuritaire à cause du manque de ressource ou de matériel. Vivant dans une société ou les gens se débarrassent et jettent un bon nombre de matériel encore utile, Rémi Labrèche fait acte de récupération en amassant des équipements, livres ou autres articles d'arts martiaux et de sports de combat encore utilisables pour ainsi, les remettre aux personnes financièrement moins disposées. Pour les écoles d'arts martiaux et/ou de sports de combat qui demandent de l'aide au fondateur du Gu Lang Do, ce dernier a créé une possibilité de leur venir en aide en leur fournissant gratuitement du matériel d'étude à distance, ainsi que certains équipements nécessaires en la matière. Par cette forme d'entraide simple et efficace, les arts martiaux et la philosophie qui s'y rattache pourront ainsi avoir la chance d'être diffusés, pratiqués et respectés afin de partager les bienfaits physiques et psychologiques à toutes les classes de la société.

En conclusion, il est important de noter que Rémi Labrèche est ainsi un des premiers québécois d'origines à avoir créé un concept d'arts martiaux et de sports de combat mixtes totalement organisé de procédures bien précises et internationalement reconnu. Ce fondateur a d'ailleurs créé et dessiné son emblème ou logo du Gu Lang Do dans une philosophie bien précise. En premier lieu, en observant dans le haut, au centre, nous pouvons y distinguer la fleur de lis. Cette figure naturelle étant un emblème de la royauté, est aussi connue pour son caractère plus guerrier démontrant l'embout du javelot. Elle détermine ici le côté « guerrier » du Gu Lang Do et aussi, au fait que ce concept a vu le jour dans la province de Québec, qui elle, a la présence de la fleur de lis sur son drapeau. Derrière la fleur de lis, nous avons l'entrée traditionnelle à la japonaise désignant le chemin qui mène au Dojo. Cette entrée invite ainsi les personnes intéressées à s'y joindre. De chaque côté, nous avons les deux adeptes protecteurs du Dojo qui démontrent leur habileté technique en coup de pied. À l'intérieur du premier cercle, il y a les signes du Yin Yang qui sont dessinés différemment du côté gauche et du côté droit, car les deux réunis ou superposés forment un tout. Au tour du centre, il y a le médaillon qui entour le loup et qui désigne philosophiquement une forme d'engrenage démontrant ainsi, que tous les styles (maillons) réunis sont utiles à perfectionner le tout et rendre l'unité fonctionnelle. Cela démontre ainsi que l'union fait la force. Le loup solitaire, pour sa part, est l'animal fétiche qui désigne le fondateur du Gu Lang Do.

 

Historiques des principaux arts martiaux et sports de combat
à l'origine des divisions du Gu Lang Do

Division Kickboxing

Division Grappling

Division Self-défense

 

Arts martiaux et sports de combat du GLD

Division Kickboxing

 

Le sport de combat appelé « Kickboxing » fit en grande partie son apparition en France, en 1832, à partir d'une méthode de combat appelée « Savate ».

Le terme « Savate » qui veux dire « vieille godasse ou vieille chaussure » tire son origine de l'importance des coups de pied très privilégiés qui caractérise la méthode en question. C'est la violence urbaine de la ville de Paris à la fin du 18e siècle qui est à l'origine des multiples bagarres où interviennent les coups de pieds. Historiquement parlant, les origines de la Savate remontent à environ 250 ans, mais demeurent quand même assez obscures et pour le moins imprécises car cette méthode vient directement de la rue.

En 1825, Michel Casseux fit une tentative de systématisation de la Savate en France par l'ouverture de la première salle officielle de Savate. Malgré la bonne volonté de Casseux, la Savate était encore trop considéré comme étant une méthode rurale que l'on attribuait comme appartenant aux personnes peu recommandables.

Par la suite, plusieurs maîtres savatiers se sont fait connaître comme professionnels de la Savate (les premiers entraîneurs). Dans les alentours de 1830, une autre méthode de combat appelée «  le Chausson marseillais » privilégiant encore plus les techniques de pied ainsi qu'une utilisation plus fréquente des mains, était alors pratiquée dans le sud de la France. Cette méthode tire ses origines historiques sans vraiment de précision car elle a été développée sur l'influence des arts martiaux asiatiques apportée par des marins revenant en Europe. Elle peut d'ailleurs se doter d'un caractère légendaire puisqu'elle est quasiment disparue de nos jours. Le terme de «  Chausson » n'est pas dû au hasard, mais bien à la volonté de modifier l'image de la Savate elle-même. En relevant d'une autre logique qui est celui du jeu, du plaisir et du loisir, le Chausson va graduellement faire évoluer la Savate vers un sport plus mondain et d'intérieur, loin de ses origines vulgaires. Le Chausson a donc fait perdre à la Savate classique son caractère martial. C'est ainsi une autre étape qui permit la création future de la Boxe française.

Sur ce, toujours en 1830, un certain Charles Lecour, alors élève de Michel Casseux fit un important combat contre un boxeur anglais portant le nom de Owen Swift. Suite à sa défaite, Lecour pris la décision d'aller étudier cette Boxe pendant environ deux ans sous la tutelle de Jack Adams, un autre boxeur anglais (Historiquement, la Boxe anglaise est apparue au 18e siècle sous le nom de « noble art » . Ayant adoptée les règles du marquis de Queensberry en 1857, elle a par la suite pris sa place aux jeux Olympiques en 1904 et, graduellement, elle est devenue le sport de combat le plus pratiqué sur la planète).

Donc deux ans plus tard, en 1832, dès son retour en France, Charles Lecour codifia alors les techniques de combat de la Savate basées sur l'utilisation intensive des membres inférieurs en y ajoutant les techniques de la Boxe anglaise créant ainsi la Boxe française Savate.

Ainsi, comme ce fut le cas pour la Boxe anglaise, graduellement la Boxe française se fit connaître noblement. Entre 1880 et 1900, les cours étaient alors dispensés dans les salles par des maîtres ayant reçu une formation largement inspirée par les sciences de la physiologie et de l'anatomie de l'époque. C'est de cette façon que la Savate pris son envole pédagogique en France.

Quelques années plus tard, en Thaïlande, le Kickboxing voyait encore une autre partie de ses origines prendre forme. Cela eu lieu suite à la codification de quelques règlements et aspects de la Boxe anglaise à la pratique d'une ancienne technique militaire de combat rapproché se nommant « Muay Thai » pour ainsi faire naître la Boxe thaïlandaise.

L'origine de la Boxe thaïlandaise, le Muay Thai, est aussi incertaine que celle des Thaïlandais eux-mêmes à cause de la destruction de toutes les archives de ce peuple. Malgré tout, nous pouvons déterminer la forme la plus connue qui est apparue aux alentours de 1520 -1550.

Le Muay Thai est inspiré de plusieurs armes de l'époque. Les tibias deviennent tels une partie intégrante du corps de l'épée, utilisés pour bloquer et frapper. Les bras deviennent tels des épées jumelles de défense. Les poings fonctionnent tels le bout piquant de la lance. Le coude développé dans l'axe de bataille est utilisé pour casser et écraser. Les genoux mettent en péril la défense de l'ennemi. Les coups de pied rapides, pour leur part, son tels le pique, la flèche ou le couteau.

Le Muay Thai se symbolise par le Wai Khru (prière d'avant match), le Mongkon (bandeau sacré de tissu étroit), le Praciat (amulette sacré qui est placé autour d'un des biceps) ainsi que par sa musique de cymbales, de tambours et de flûtes javanaises.

À noter qu'à cette époque, dans l'entraînement de cet art martial, il n'y avait ni catégorie de poids, ni round. En guise de gants, les boxeurs disposaient de crins de chevaux, et en guise de coquille, des coquillages. Parfois, avec l'accord des boxeurs, les crins étaient recouverts de résine et de verre pilés.

Au 18e siècle, la Thaïlande connu une période de paix et le Roi « Prachao Gua » surnommé « le Roi Tigre » , pour occuper ses soldats, les obligea à s'entraîner au Muay Thai. Les légendes disent que le Roi Tigre se déguisait en simple paysan afin de pouvoir combattre dans les villages. À cette époque, toute la société thaïlandaise (riches, pauvres, jeunes, vieux, hommes, femmes) pratiquait le Muay Thai. Ce dernier fit alors partie de l'éducation des jeunes jusqu'en 1920.

Par la suite, la fréquence des blessures obligea les autorités à l'interdire. Dix ans plus tard, en 1930, le Muay Thai est réapparu en adoptant quelques règlements et aspects de la Boxe anglaise en incorporant ainsi les gants, coquilles, arènes (ring) et catégories de poids devenant ainsi la Boxe thaïlandaise.

La Boxe thaïlandaise est très populaire en Thaïlande. Chaque village a ses champions et organise ainsi des tournois devenant l'occasion de paris ainsi qu'un moyen d'exhiber sa fierté locale. Ce savoir-faire de défense militaire est devenu un sport pour le peuple permettant ainsi à de très nombreuses familles de vivre grâce aux revenus d'un combattant.

Après les jeux Olympiques de 1964, au Japon, le développement des origines du Kickboxing continuait grâce à Osamu Noguchi (promoteur de combats) et à Kenji Kurosaki (adepte de Karaté Kyokushinkai). En créant une Boxe où le règlement permettait de frapper à coups de pied, de poing, de genou et de coude, agrémentée de certaines projections de Judo, Noguchi et Kurosaki faisaient alors naître la Boxe japonaise.

À la fin des années 60 et début 70, aux États-Unis, plusieurs événements d'arts martiaux ont changés les traditionnels tournois de Karaté qui étaient jusqu'alors organisés sans contact. Par l'idée de combattre avec protections et gants qui fût présentée par le légendaire Bruce Lee (fondateur du Jeet Kune Do) et de Jhoon Rhee (père du Tae Kwon Do américain), une nouvelle vision du combat compétitif de Karate full contact pris forme préparant ainsi, graduellement, la naissance de la future Boxe américaine.

D'ailleurs, c'est en 1970 que certains situent la naissance du mot « Kickboxing ». Cela eu lieu lors d'une présentation d'un combat opposant le célèbre Joe Lewis à Greg Baines en full contact Karaté sur un ring, qui fût alors appelée « American Kickboxing » par un journaliste.

En 1974, aux États-Unis, lors de la présentation sur tatamis de Championnats de Karaté appelés « World Professional Karate Championships », il eu alors une nouvelle forme et psychologie de combat qui codifiait des principes empruntées à la Boxe anglaise au Karaté créant ainsi la Boxe américaine. Cette présentation incluait des combattants célèbres tels que Bill « Superfoot » Wallace et Joe Lewis. Par la suite, en 1975, après la présentation sur le ring d'un tournoi appelé « First United States Kick Fighting Tournament » la Boxe américaine professionnelle aussi appelée « Kickboxing » pris alors la forme connue.

En 1976, le Kickboxing professionnel fit son apparition au Canada où le légendaire champion mondial Jean-Yves « The Iceman » Thériault exécutait son premier combat dans le monde des pros. Par la suite, d'autres kickboxeurs tels que Don « The Dragon » Wilson ainsi que Rick « The Jet » Roufus ont ainsi fait en sorte que ce sport puisse amener l'intérêt du publique.

Textes de Rémi Labrèche

 

Arts martiaux et sports de combat du GLD

Division Grappling

 

Le combat au sol, maintenant connu par le terme plus sportif de « Grappling », a des origines assez lointaines et presque indéterminables. De ces origines, nous avons entre autre une forme de Lutte très violente qui était appelée Pancrace. Cette Lutte, où tous les coups étaient permis, était pratiquée en Grèce antique aux alentours de 648 avant Jésus Christ. Par la suite, de partout dans le monde, plusieurs formes de Lutte ont aussi pris forme. Aujourd'hui, le combat au sol est beaucoup plus scientifique que dans ses origines. Cette science est due en partie grâce au travail d'un japonais se nommant Jigoro Kano. Lorsqu'il était petit, par sa santé fragile, le jeune Jigoro décida tout bonnement de changer sa situation et s'adonner au sport pour se développer le corps. Ce fut d'abord la gymnastique et ensuite, le base-ball (sport pour lequel il créa le premier club du Japon en 1878).

Après quelques années, à l'age de 17 ans, au moment de son entrée à l'Université de lettres, il commença alors l'étude du Ju-Jitsu avec le maître Hachinosuke Fukuda au sein de l'école Tenjin-shinyo-ryu.

À la mort de Maître Fukuda, Jigoro Kano entre à l'école Kito-ryu où il découvre un « esprit » qui ne le quittera plus et qu'il inclura plus tard dans sa propre méthode. Il s'agit d'un principe ; le « Seirioku Zenyo » (Minimum d'énergie, maximum d'efficacité) ou (utilisation efficace de l'énergie). De plus, dans le même temps, il apprit les techniques du Sumo et redécouvrit l'ancien art des saisies (Kumi uchi).

De toutes ses recherches et études, le petit japonais fit une synthèse et décida de créer son propre dojo en 1882. Il s'installa alors à côté du petit temple shintoïste d'Eisho-ji où il avait élu domicile. Il nomma cette école le Kodokan et débuta l'enseignement de sa synthèse qu'il appela Judo (la voie de la souplesse).

Le Judo du Kodokan, malgré les déménagements en déménagements, est reconnu en peu de temps comme excellent et efficace et ne cessa de s'agrandir et ce, depuis que ses étudiants ont vaincus des athlètes de d'autre écoles de Ju-Jitsu et des brigades de polices spéciales rompus au Bujitsu.

Maître Kano présente alors le Judo comme un exercice physique accessible à tous. Avec l'organisation du Kodokan, il procède ensuite à l'élaboration des règlements du Judo. Devenant le premier membre asiatique du Comité International Olympique (CIO) en 1909, il travaillait alors pour le développement du Judo dans le monde entier.

Le Judo devient sport invité aux Jeux Olympiques de 1964 à Tokyo. Supporté par tous les fans de Judo de la planète, il devient enfin sport officiel du programme Olympique aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal. C'est maintenant un sport et un art martial pédagogique très populaire partout dans le monde.

Dans son évolution, le Judo a permis la création d'une autre forme de Ju-Jitsu qui a vue le jour au Brésil et porte le nom de Jiu-Jitsu brésilien ou Gracie Jiu-Jitsu.

Sur ce sujet, historiquement parlant, la future création du Jiu-Jitsu brésilien a commencé en 1914. En cette dernière année, sur la demande de Jigoro Kano (fondateur du Judo), Esae Mitsuo Maeda, (un maître Japonais héritier d'une longue tradition de combattants) parti s'installer au Brésil afin de propager la connaissance du Judo sportif sur le continent Américain. Pour s'installer, ce maître de Judo et de Ju-Jitsu eu l'aide d'un politicien brésilien d'origine irlandaise ; Gastao Gracie. Pour le remercier, Maeda enseigna alors ses connaissances en arts martiaux aux enfants de Gracie.

Le plus âgé des fils de Gastao Gracie, Carlos Gracie, alors élève très doué, ré-enseigna à son tour à ses frères son interprétation du Judo et du Ju-Jitsu.

Le plus jeune fils, Hélio Gracie, dû pour sa part adapter sa petite corpulence et son manque de force aux nombreuses prises et attaques du Ju-Jitsu japonais. Il faut dire que le Ju-Jitsu est un art martial qui était destiné à l'origine aux puissants guerriers Samouraïs.

Donc, c'est en améliorant les effets de levier et de déséquilibre et mettant l'accent sur une stratégie de combat absolument spécifique que Hélio Gracie créa un système pratiquement imbattable. Ce système pris le nom de Jiu-Jitsu brésilien étant également appelé Gracie Jiu-Jitsu.

Pendant près de 65 ans, sa famille et ses descendants ont relevé bon nombre de défis en combat dit sans règles et ce, grâce à cette évolution martiale.

Rickson Gracie, fils de Hélio, n'eu aucune défaite en plus de 500 combats sans règles. Il est à ce jour l'unique combattant de la planète à avoir fait cet exploit.

En 1993, Royce Gracie, autre fils de Hélio, dans un Championnat où tous les arts martiaux et sports de combat s'affrontaient afin de prouver leur supériorité « The Ultimates Fighting Championship », remporta alors d'éclatantes victoires et, par le fait même, fera connaître le Jiu-Jitsu brésilien à travers le Monde.

Textes de Rémi Labrèche

 

Arts martiaux et sports de combat du GLD

Division Self-défense

 

La Self-défense existe depuis un nombre incalculable d'années. Une des plus intéressantes évolutions fut à partir du Ju-Jitsu « guerrier » qui était pratiqué par les Bushis du Japon dès l'époque Kamakura (1192-1338). Le Ju-Jitsu d'époque dont la période de la création est plutôt difficiles voir impossibles à déterminer visait principalement à anéantir l'adversaire en utilisant des techniques dangereuses et souvent mortelles.

Par une autre époque, le Ju-Jitsu était employé par les bandits ; raison pourquoi cet art a connu pendant longtemps une mauvaise réputation au Japon.

Aux alentours des années 1600, de ceux qui, pendant des siècles, étaient des guerriers en armure appelés les Bushis, apparurent les Samouraïs. Ces derniers, délaissant l'armure pour le kimono, toujours armés des deux sabres « daisho », étaient des fonctionnaires du temps de paix, ayant comme principale fonction de faire respecter l'ordre. Ainsi, les combats à mort furent graduellement interdits. C'est d'ailleurs dans cette période que le Ju-Jitsu a prit une nouvelle dimension ; celle du contrôle de l'adversaire, de la moralité et du respect.

Le Ju-Jitsu a donc pris forme d'un ensemble de techniques de combat à mains nues incluant l'étude des points vitaux, des projections, des torsions, des clés sur les articulations, des strangulations, mais aussi des coups et percussions, ainsi qu'une méthode de déplacement et de contrôle du corps lors de chutes, le tout sans oublier l'apprentissage défensif contre les attaques armées.

Le Ju-Jitsu d'aujourd'hui n'est donc plus celui d'origine. Il est noblement la « forme-mère » du combat à mains nues. Il a fait une évolution en déterminant la principale voie ou tendance du fondateur d'un concept d'autodéfense.

Ses techniques spécifiques ont été développées par divers maîtres japonais pour former le Judo ainsi que l'Aïkido et le Karaté. Les écoles Tenshin Shin yo ryu, Yoshin ryu ainsi que Kito ryu et d'autres écoles, ont formé de grand maîtres tels que ; Maître Morihei Ueshiba (fondateur de l'Aïkido) et Maître Jigoro Kano (fondateur du Judo).

Que ce soit de l'évolution du Ju-Jitsu en Judo et en Jiu-Jitsu brésilien ou en Aïkido ou autres concepts, l'évolution des arts martiaux à permis à un grand nombre de concepts d'arts martiaux et de sports de combat de voir le jour en modifiant et ajustant toujours la méthode de Self-défense d'après la propre vision de son fondateur.

Cela fut d'ailleurs le cas pour la création d'un concept d'arts martiaux et de sports de combat pour la Self-défense basé sur diverses méthodes de combat incluant la Boxe et la Lutte. Ce concept est le célèbre Krav Maga.

Ce dernier a été fondé dans les années 30, à Bratislava, en Tchécoslovaquie, par un certain Imi Lichtenfeld pratiquant de gymnastique, de Lutte et de Boxe. Les premiers principes du Krav Maga sont nés de par la prise de conscience de son fondateur sur les différences entre les combats de rue et les compétitions sportives.

En Israël, Imi Lichtenfeld entra à la Haganah (organisation paramilitaire de la population juive) où il enseigna les techniques de base de la Self-défense , puis continua ses activités au sein de Tsahal, l'armée israélienne. C'est à Tsahal, pendant vingt ans, qu'il perfectionna son système tout en s'occupant de l'enseignement des instructeurs et des membres d'unités d'élites de l'armée.

Plus tard, le Krav Maga intégra la vie civile aussi bien dans des institutions privées que publiques ayant alors été reconnu par le Ministère de l'Education Nationale. Il se répandit finalement à travers le Monde et est notamment grandement enseigné en France et aux États Unis.

Le système du Krav Maga développé par Maître Imi Lichtenfeld est fondé sur des valeurs morales et humaines qui soulignent l'importance de l'intégrité, de l'humilité et du respect d'autrui. Imi Lichtenfeld né en 1910, décéda le 9 janvier 1998 à l'âge de 87 ans.

La base du Krav Maga repose sur plusieurs principes. Par prévention générale, le premier principe dit qu'il faut éviter de se retrouver dans une situation dangereuse. En fonction de la situation et selon le besoin, évaluant le danger que représente l'adversaire, un des principes dit qu'il faut essayer de décourager l'adversaire pacifiquement par la parole. Les principes réalistes de combat disent qu'il faut se défendre et attaquer par la voie la plus courte depuis la position où l'on se trouve, en privilégiant le minimum de prise de risque pour soi-même en utilisant les armes naturelles du corps ou les objets à sa portée en visant les points sensibles du corps humain (yeux, gorge, etc.) pour atteindre ou maîtriser l'adversaire. Donc, il n'y a pas de loi, pas d'interdit ni limitation sur le plan des techniques, utilisant les réflexes naturels du corps humain où tous les coups sont permis.

De tels principes ont aussi été utilisés par plusieurs fondateurs pour former d'autres concepts de Self-défense comme par exemple, le Jeet Kune Do créé par la légende des arts martiaux, Bruce Lee.

Bruce Lee est né en Amérique lors d'un voyage de ses parents le 27 novembre 1940. Chinois d'origine, son séjour natif aux États-Unis fut plutôt bref. À l'âge de 13 ans, le jeune Bruce débuta son entraînement en Kung Fu de style Wing Chun chez Yip Man à Hong Kong. En 1959, Bruce Lee revient aux Etats Unis pour la première fois. Après son admission en philosophie à l'Université, il commença à donner des cours de Wing Chun à des étudiants qui visitaient la même Université que lui.

Déjà au début de sa carrière en arts martiaux, Bruce Lee critiqua la rigidité des arts martiaux traditionnels. Il tenait toujours compte de la différence entre fantaisie et réalité. Alors, peu à peu, il se concentra sur sa version modifiée du Wing Chun. Son nom chinois étant Jun Fan, il nomma sa méthode « Jun Fan Gung Fu ». En 1963, il ouvra le premier de trois « Jun Fan Gung Fu Institute ».

Plus tard, il déménagea à Oakland où il ouvra le deuxième « Jun Fan Gung Fu Institute ». Il entreprit alors d'adjoindre aux techniques du Kung Fu, d'autres techniques issues de la Boxe, de la Lutte, du Karaté, du Tae Kwon Do, du Muay Thaï, du Judo, du Kendo, du Kali, de l'Aïkido, de la Savate, etc.

Après un certain temps à Oakland, la carrière d'acteur de Bruce Lee avait prit un élan. En 1967, il déménagea à Los Angeles où il ouvra son troisième et dernier « Jun Fan Gung Fu Institute ». Sa méthode de combat avait tellement évolué, qu'on y trouvait pratiquement plus de similitudes avec le Wing Chun. Ainsi, il décida de donner un nouveau nom à sa méthode ; le « Jeet Kune Do » (la voie du poing qui intercepte). Cette nouvelle méthode est basée sur la simplicité, la précision, la puissance, la rapidité et l'efficacité.

En 1970, Bruce ordonna de fermer tous les instituts et enseigna seulement à des petits groupes et à des personnes individuelles. Il expliqua le tout en disant ; « Je ne crois pas dans les écoles. J'ai fermé toutes les écoles de Jeet Kune Do, car il est trop facile pour un membre de venir et de prendre l'agenda pour la vérité ou le programme pour la voie ». Bruce Lee est décédé subitement d'une mort controversée le 20 juillet 1973, à l'âge de 32 ans. Après sa mort, le Jeet Kune Do a pris deux formes ; celle de Tony Zayek (7e dan de Kung Fu) et celle de Dan Inosanto. La première forme, qui s'est développé essentiellement dans l'hémisphère sud, reste apparentée au Kung Fu et au Wing Chung comme le souhaitait Bruce Lee. La deuxième forme, basé sur le Kali, a développé son importance principalement aux États-Unis.

Textes de Rémi Labrèche

 

Petite histoire du Combat libre

 

Aussi nommé Combats Ultimes, Combats Extrêmes, Boxe Mixte et MMA (Mixed Martial Arts), le Combat libre est un nouveau sport de combat vraiment très complet au niveau technique tout en offrant un intéressant spectacle pour les amateurs.

Historiquement, le Combat libre pris naissance graduellement à la suite de la présentation du premier UFC (Ultimate Fighting Championship). Lors de cet événement, de nombreux pugilistes représentant divers styles d'arts martiaux ou de sports de combat et venant de partout dans le monde, se sont alors affronté en combat plein contact adoptant ainsi leur propre expertise à la manière du célèbre film « Bloodsport » qui mettait en vedette l'idole des arts martiaux au cinéma, Jean Claude Van Damme.

Malgré sa popularité médiatisée depuis 1993, le Combat libre n'est pas une trouvaille moderne et originale. Dans la Grèce antique, aux alentours de 648 avant Jésus Christ, il y avait déjà une forme de Lutte très violente alors appelée Pancrace. Cette Lutte où tous les coups étaient permis, mêmes mortels, était d'ailleurs présente aux Jeux Olympiques de l'antiquité. Malgré son absence aux Jeux Olympiques d'aujourd'hui, elle est encore pratiquée mais avec une sévère réglementation. Il y a aussi d'autres formes de Lutte de type combat libre qui sont venu avant l'avènement médiatisé du UFC. Parmi les plus populaires, il y a le Vale Tudo venant du Brésil, le Shooto Wrestling et le Shootfighting venant tous deux du Japon. Ces deux dernières Luttes japonaises utilisent les techniques de Catch Wrestling mais incorporent aussi des techniques d'une multitude d'arts martiaux traditionnels ou de sports de combat, dont la plupart des principes proviennent du Muay Thaï (Boxe thaïlandaise).

En ce qui a trait à la présentation du tout premier UFC, on peut dire que les adeptes en ont eu plein les yeux. Devant eux, il y avait cette étrange aire ou arène de combat alors nouvellement appelée l'octogone, terme qui décrivait ainsi la forme octogonale (idée qui venait probablement du film « No Holds Barred » en 1989 mettant en vedette Hulk Hogan). Question combattants, dans les étapes d'élimination en quête d'une place à la finale, le premier pugiliste à pénétrer dans l'octogone fut l'Hawaïen, Tela Tuli, pratiquant du Sumo qui y venait alors pour affronter un adepte de la Savate venant tout droit du Netherlands, Gérard Gordeau. Notons que le Sumo est un des plus anciens arts martiaux, et que la Savate , pour sa part, a amené historiquement une nouvelle philosophie de combat sportif, et par cet affrontement, le fait de les voir tous deux ainsi faire une apparition lors du lancement de ce qui allait devenir un nouveau sport de combat adapté au monde moderne, apportait alors une valeur symbolique à la chose.

Dans une atmosphère où l'arbitre était nerveusement démunis d'expérience et pour cause, ceux qui avaient de la variété en plusieurs types d'arts martiaux et de sports de combat, sachant aussi se débrouiller en combat au sol, se sont quand même bien sortie d'affaire tout en donnant un spectacle des plus intéressant qui, malheureusement, fut hué par une foule remplie d'adeptes d'arts martiaux pour la majorité traditionnels. Certains autres pugilistes, ignorant alors les techniques de combat au sol, étaient ainsi limités dans une catégorie de techniques debout sans variété et, malheureusement, une fois amené au sol, se sont, en quelque sorte, fait tout simplement ridiculiser par les adeptes du Jiu-Jitsu et du Shootfighting. Malgré les preuves évidentes, la foule n'était pas encore prête à admettre l'efficacité du combat au sol. Cela c'est alors fait au profit du spectacle offert par les pugilistes se frappant debout, conservant ainsi une réputation disant que ; « Eux, au moins, ils se battent comme des vrais hommes ». C'était la mentalité quelque peu anxieuse de l'époque face à l'inconnu du combat au sol.

Rappelons qu'en plus de la présence du Sumo, de la Savate , du Jiu-Jitsu et du Shootfighting énoncé plus haut, il y avait aussi le Kenpo Karate, le Tae Kwon Do, le Kickboxing ainsi même qu'un boxeur de Boxe anglaise combattant étrangement avec un seul gant de Boxe. C'est quand même incroyable que malgré l'existence du Vale Tudo, du Shooto Wrestling et du Shootfighting, que la plupart des adeptes participant n'ont pas eu la logique de se convertir à amener de la variété en combat. Pourtant, la légende des arts martiaux, le défunt Bruce Lee, idole de la majorité, avait jadis grandement suggéré cette façon de faire dans certains de ses films et dans ses nombreux livres à savoir que l'efficacité était dans la variété techniques et dans l'ouverture d'esprit. Mais bon, nous savons tous maintenant que l'entêtement à la technique unique limite grandement le combattant.

Peu à peu, certaines tendances techniques venant des méthodes de combat issues de diverses Luttes, se sont alors avérées un atout de la plus grande importance. Ces méthodes hybrides démontrées dès lors de certains des premiers UFC, sont par exemple, la méthode issue du Pancrace et du Shootfighting apportée par un solide lutteur, Ken Shamrock ainsi que la méthode issue de la Lutte Gréco-romaine et du Sambo apportée par l'imposant lutteur moustachu, Dan Severn. Codifié à d'autres tactiques de combat, cette approche réunissant la Lutte au Jiu-Jitsu codifiée aux techniques de frappe, est donc venue graduellement faire évoluer les rencontres de Combat libre en un nouveau sport de combat règlementé.

Dans les années qui ont suivit, au fur et à mesure que les compétitions UFC faisait évoluer le sport, les styles dits exotiques et les styles traditionnels ont ainsi graduellement été remplacés par des pugilistes en Combat libre maîtrisant les trois phases logiques et nécessaires à la maîtrise du combat réaliste. Les pugilistes ont alors adopté un style de combat où les techniques avaient été filtrées laissant la place à la simplicité et l'efficacité.

En ce qui a trait aux phases nécessaires à la pratique du Combat libre, nous y retrouvons trois phases de combat très règlementées. En première phase, il y a le combat debout utilisant la frappe à distance avec coups de poing et coups de pied. Pour cette phase, diverses formes de Kickboxing ont alors été idéalisés et adoptés. Ensuite, pour la deuxième phase qui est celle du corps à corps debout appelé aussi accrochage (clinch), comme pour le Shootfighting, nous y retrouvons aussi certaines techniques du Muay Thaï connu pour l'efficacité des coups de coude et des coups de genou ou encore, cette phase se résultera directement ou indirectement par des projections et take down venant de différentes disciplines telles que le Judo et le Jiu-Jitsu ainsi que de certaines techniques de Lutte gréco-romaine. En troisième phase qui est celle du combat au sol utilisant la frappe, les clés et les soumissions, nous y retrouvons surtout beaucoup de techniques venant du Jiu-Jitsu brésilien dont le célèbre expert en compétition de Vale Tudo, Royce Gracie, fils du fondateur, Hélio Gracie, avait grandement prouvé l'efficacité dans les premiers UFC.

Le Combat libre est donc né et il est considéré comme un nouveau sport de combat mais aussi comme une nouvelle tendance qui démontre un type d'entraînement technique que pratique une personne dans le monde des arts martiaux et des sports de combat. Étant dans un concept qui a vu le jour en empruntant des techniques provenant de divers styles d'arts martiaux traditionnels ou sports de combat, la personne qui pratique le Combat libre peut aussi s'avérer être autant une adepte du style libre (free style) que de style hybride en autant qu'elle respecte les phases nécessaires à ce type de combat ainsi que la règlementation. Cela était un peu la même chose lors des débuts du Kickboxing américain. Les pratiquants du Karaté qui pratiquaient aussi la Boxe anglaise pouvaient aussi être considéré comme des kickboxeurs tant qu'ils respectaient les besoins et règlements du sport en question. Graduellement, le Kickboxing est devenu une pratique précise et ce, comme c'est maintenant le cas avec l'évolution du Combat libre.

En définition, le style libre se dit d'une méthode de combat sans appartenance à un style précis, incorporant des techniques d'une multitude de styles d'arts martiaux traditionnels ou de sports de combat. Le pratiquant de style libre ne donne donc pas de nom de style à ce qu'il pratique mais dira qu'il pratique les arts martiaux et les sports de combat librement selon sa propre façon de voir les choses. Ainsi, le pratiquant se nommant « Mike » pourra dire que sa méthode s'appelle comme par exemple, le « Mike fighting system ».

En ce qui a trait au style hybride, ce dernier se dit d'un style qui réunit au moins deux styles d'arts martiaux ou de sports de combat. Les styles hybrides sont beaucoup plus répandu que l'on peut penser car, de nos jours, il n'est pas nouveau de voir une école enseigner par exemple le Muay Thai avec le Jiu-Jitsu portant comme nom de style une abréviation du genre Thai-Jitsu démontrant les deux voies choisit par son fondateur. De plus, historiquement parlant, c'est souvent à partir de la pratique ou l'étude de plusieurs styles que les fondateurs ont créé les styles d'arts martiaux que l'on connaît aujourd'hui. Cela fait donc en sorte que les styles d'arts martiaux sont pour la majorité des styles hybrides, et qu'en les mixant ensemble ils deviennent alors des hybrides de seconde génération ou plus encore.

Depuis 1993, plusieurs organisations ont aussi vu le jour adoptant des règles selon le pays ou la régions où se tiens l'événement. Dans ces règles, en général, les combattants n'ont pas le droit de frapper l'adversaire dans les parties génitales, de tirer les cheveux ou de mordre. De plus, depuis quelques années, plusieurs nouveaux concepts d'arts martiaux et de sports de combat hybrides ont ainsi vu le jour afin de s'adapter au combat libre. Ces nouveaux concepts respectant les trois phases du combat comme le fut précédemment le Jeet Kune Do, apportent ainsi une nouvelle vision de l'art de combattre à mains nues applicable aussi à la compétition.

Ceux qui font partie de cette catégorie de personnes pratiquant les trois phases pour la compétition, sont majoritairement des personnes qui participent aux tournois de type MMA, Free-fight (Combat libre) ou No Holds barred (NHB). Notons que le NHB est un terme qui ne convient qu'aux affrontements ayant très peu de règles et ce, à l'image des tournois de type Vale Tudo (type de combat ou tout les coup son permis) et aussi des premiers UFC.

Textes de Rémi Labrèche